Travail du dimanche: Une tromperie organisée.
De nombreuses zones d'ombre devront être aplanée avant le débat à l'assemblée nationale à partie du 7 juillet, car la proposition de
loi Maillé, Le Fur et Baroin recèle encore un bon nombre de zones d'ombre et de points litigieux.
En réponse à la grise économique qui sévit actuellement, le président de la république et son gouvernement ont comme seule réponse des reculs sans précédent sur le droit du travail. La nouvelle
proposition sur le travail du dimanche en est un exemple flagrant.
La proposition de loi maintient l'autorisation d'ouverture cinq dimanches par an à la demande du maire. Mais le statut des salariés du septième jour dans les communes et zones touristiques, type
station balnéaire ou de sports d'hiver, est nettement moins avantageux. Pour eux, le dimanche est un jour comme les autres, sans avantage de salaire. «Ce sera un nid à contentieux», craint Pierre
Méhaignerie. «On ne peut pas faire autrement, car il s'agit de milliers de salariés employés dans des très petits commerces», estime Marc Le Fur. À l'évidence, ce texte va rendre beaucoup plus
complexe le Code du travail, d'autant que les critères retenus pour définir les zones touristiques devraient désormais relever de la loi, et non pas du règlement. «Le piège, se désole Richard
Mallié, c'est qu'on va mettre tellement de choses dans ce texte qu'il risquera la censure du Conseil Constitutionnel sans précédent sur le droit du travail.
Le texte débattu la semaine prochaine est donc loin de présenter des concessions par rapport au texte précédent. Derrière la communication, la vérité du texte présenté est la généralisation du
travail dominical dans le commerce .
Force Ouvrière s'oppose à ce recul social extrêmement préoccupant pour les droits des salariés.
- Innéficace sur le plan économique
- Dangereux pour les salariés
- Néfaste pour la vie sociale
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