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Samedi 14 novembre 2009

Entreprises: les impayés de cotisations sociales en hausse

pole emploi entretien chômeur (SIPA)


A cause de la crise, les impayés des entreprises de cotisations à l'assurance-chômage ont augmenté en 2009.

Les impayés de cotisation à l'assurance chômage ont augmenté par rapport à l'an dernier et atteint 1,36% en septembre contre 0,88%, selon une information rapportée jeudi par Les Echos et confirmée par Pôle emploi.

Les Echos, qui citent une note interne de Pôle emploi, précisent qu'il restait 377 millions d'euros à recouvrer fin septembre, un chiffre à rapporter aux plus de 30 milliards d'euros de recettes annuelles de l'assurance chômage, dont 10% servent à financer Pôle emploi.

Selon le journal, les très petites entreprises (moins de dix salariés) sont responsables de 57% des impayés, alors qu'elles représentent seulement 17% des contributions. Fin 2008, lors du déclenchement de la crise, l'assurance chômage avait proposé aux employeurs de différer, si besoin, le paiement de leurs cotisations.

Environ 20.000 entreprises (sur 1,7 million affiliées à l'Unedic) avaient demandé à bénéficier de ce délai exceptionnel. Toujours selon Les Echos, l'Urssaf enregistre aussi une dégradation du taux de recouvrement des cotisations de sécurité sociale, avec 1,48% d'impayés contre 1% habituellement.

Parallèlement, l'AGS, l'organisme patronal qui garantit le paiement des salaires dans les entreprises en faillite, doit débourser davantage pour régler dew salaires impayés et il a dû augmenter la cotisation demandée aux employeurs, portée le 1er octobre à 0,4% du salaire brut, contre 0,1% avant la crise.

e24.fr avec AFP

Par fo carfvenette - Publié dans : La crise - Communauté : syndicats FORCE OUVRIERE
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Samedi 14 novembre 2009

Le pouvoir d'achat disparu

Crise économique: relancer la demande privée à tout prix (MAXPPP)

Les salaires du public stagnent

2008 a été une année nulle pour le pouvoir d'achat avec la combinaison d'une inflation élevée et de salaires faibles malgré la défiscalisation des heures supplémentaires.

Il fallait s'y attendre. Le pouvoir d'achat n'a pas progressé en 2008 après une hausse de 2,4% en 2007, constate l'Insee dans son étude sur le portrait social de la France.

Cette étude s'intéresse aux ménages Français pris dans leur ensemble et ne prend pas en compte la diversité des situations. Mais même d'un point de vue très agrégé, on remarque que:

Le revenu (salaires et revenus du patrimoine) disponible pour consommer et épargner, c'est-à-dire après paiement des impôts et cotisations et bénéfices de transferts sociaux (RSA, allocations…) progresse faiblement (3,4% après 5,2% en 2007) sous l'effet du ralentissement économique qui bride les salaires, les loyers, les revenus des placements comme l'assurance vie. "Mais cette évolution reste toutefois proche de la progression moyenne des quinze années précédentes (+ 3,6 %)", relève l'Insee.

C'est donc du côté de l'inflation qu'il faut surtout chercher la réponse à la stagnation du pouvoir d'achat. La hausse des prix a été importante en 2008 (+2,8%) amputant ainsi le pouvoir d'achat, c'est-à-dire la quantité de biens que l'on peut acquérir avec ses revenus. Il n'a finalement progressé que de 0,6%.

Année zéro

Et cette petite hausse est ramenée à zéro si l'on tient compte de l'accroissement démographique. Par unité de consommation (c'est-à-dire pour chaque personne vivant sur le même revenu en fonction de sa consommation relative), le pouvoir d'achat ne progresse pas.

Résultat: la consommation a fortement ralenti en 2008: +1% contre 2,4% en 2007, la progression la plus faible depuis plus de dix ans. Mais elle a résisté, les Français ont donc dû tirer un peu sur leur épargne pour conserver leur niveau de vie.

Heures sup'

Un second enseignement est l'inefficacité du système des heures supplémentaires en période de crise. L'argument "du travailler plus pour gagner plus" a eu peu d'effets.

"Les exonérations de charges sociales sur les heures supplémentaires introduites par la loi TEPA (loi en faveur du travail, de l’emploi et du pouvoir d’achat) modèrent un peu le ralentissement des revenus d’activité nets", constate l'Insee. Mais elles coûtent à l'Etat, environ 3 milliards d'euros.

A quoi peut-on s'attendre en 2009?

Un des espoirs pour les ménages en 2009 est de compter sur une baisse des prix. Fait très rare, l'inflation sur un an était négative cet été (-0,5% en juin, -0,7% en juillet, -0,2% en août) et donne du pouvoir d'achat supplémentaire. Le recul des prix est surtout dû à la baisse des prix de l'énergie: -17,4% de juin 2008 à juin 2009.

Mais cette déflation succède à une période de forte hausse comme on l'a vu. Les prix de l'énergie ont progressé de 18,8% entre juin 2007 et juin 2008. Au final, il est difficile de savoir si les prix seront favorables ou non en 2009.

L'inflation sous-jacente qui neutralise les variations de prix volatils comme le pétrole, le tabac ou les produits frais soumis aux aléas climatiques permet d'y voir plus clair. Elle progresse de 1,5% en juin 2009 sur un an. En dehors de ces chocs de prix, l'inflation reste donc relativement stable par rapport aux années précédentes.

Le prix du caddie

En outre pour certains biens, l'inflation est forte. L'Insee relève une inflation du caddie de supermarché malgré un mouvement de baisse récent. Les prix des produits alimentaires avaient augmenté de 6 % entre juin 2007 et juin 2008 et ont baissé de 0,9 % jusqu'en juin 2009. Les baisses les plus marquées du secteur proviennent des fruits et légumes frais (respectivement – 12,5 % et – 5,6 %)

Mais, "le mouvement de baisse est nettement moins marqué que la hausse passée", remarque l'Insee. Plus précisément, "les prix des produits laitiers, qui avaient beaucoup augmenté, diminuent (beurre : -6,3 %, yaourt : -2,9 %), mais les produits à base de céréales ne profitent guère du recul des prix des matières premières (+0,7 % sur le pain, +0,5 % sur les céréales y compris pâtes et riz)".

C'est ce qui explique que le ressenti de l'inflation et de la stagnation du pouvoir d'achat est nettement plus forte pour les ménages que ne laissent penser les chiffres.

e24.fr

Par fo carfvenette - Publié dans : La crise - Communauté : syndicats FORCE OUVRIERE
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Samedi 14 novembre 2009

Echanges franco-belges à la tête des directions Finances-Gestion de CarrefourLe 13 novembre 2009 par Jean-Noël Caussil


Javier Lopez Calvet, 48 ans, quitte la direction Finances-Gestion de Carrefour

France pour prendre des fonctions équivalentes en Belgique. Matthieu Malige, 33 ans, fait le chemin inverse : ce diplômé de l’école des travaux publics et de HEC, par ailleurs titulaire d’un Master of science de UCLA, est donc le nouvel homme fort des finances de Carrefour France. Entré à la banque Lazard en 1999, comme sous-directeur aux affaires financières, il rejoint Carrefour en 2003, où il a notamment occupé le poste de directeur de la stratégie et du développement.

lsa-conso.fr
Par fo carfvenette - Publié dans : Carrefour
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Samedi 14 novembre 2009

«Portrait social» de la France: chômage et pouvoir d'achat en berne

Comme chaque année, l'Institut national de la statistique et des études économiques publie le bilan des évolutions économiques et sociales observées au cours de l'année écoulée. Eclairages.

 

La France a subi en 2008 les premières conséquences sociales de la crise, notamment une forte augmentation du chômage et un ralentissement des salaires.

Mais «L'ensemble des conséquences sociales de la crise économique apparaîtra dans la durée», souligne l'Insee dans «France, portrait social - Edition 2009», où l'institut national de la statistique propose une vue d'ensemble de la société découpée en chapitres thématiques (démographie, éducation, emploi, salaires, revenus, redistribution, conditions de vie et inégalités sociales), ainsi qu'une trentaine de fiches avec les chiffres essentiels de chaque thème et des comparaisons européennes.

Croissance

Une première estimation des chiffres de la croissance française au troisième trimestre 2009 devrait confirmer que la page de la récession est tournée, avec une progression attendue du produit intérieur brut d'au moins 0,3%.

En octobre, l'Insee prévoyait une hausse du PIB de 0,5% au troisième trimestre, après la bonne surprise du trimestre précédent (+0,3%) qui avait permis de mettre un terme à une année de reflux de l'activité.

L'industrie a vu sa production augmenter de 2,9% au troisième trimestre malgré une rechute en septembre. A grands renforts de «prime à la casse», la production du secteur automobile, le plus durement touché, a bondi de 20,7% sur le trimestre.

Le commerce extérieur français a connu un sursaut. Le déficit commercial s'est réduit en septembre à 1,755 milliard d'euros et s'établit au troisième trimestre à son niveau le plus faible depuis fin 2004.

Quant à la consommation des ménages, traditionnel moteur de la croissance en France, les dépenses en produits manufacturés - un quart seulement de la consommation totale mais un bon indicateur de la tendance globale - n'ont baissé que de 0,2% au troisième trimestre.

Emploi et chômage

Après plus de 100.000 pertes d'emplois en 2008 dans les secteurs marchands, les plus sensibles à la conjoncture, le recul du marché du travail s'est amplifié au premier semestre 2009, avec plus de 270.000 pertes d'emplois. Et «les perspectives à court terme sont médiocres», précise l'Insee.

Quant au taux de chômage, il est passé de 7,1% au premier trimestre 2008 à 9,1% au deuxième trimestre 2009 en métropole, soit une augmentation de 2 points, après deux ans de baisse régulière en 2006 et 2007.

Le nombre de chômeurs augmente donc de presque 30% en un an et demi.

Par ailleurs, le chômage partiel (lorsqu'une entreprise réduit ou arrête momentanément tout ou une partie de son activité) a été plus que décuplé en un an environ pour atteindre 320.000 personnes au deuxième trimestre 2009, soit un niveau équivalent à celui de 1993.

Une situation qui, selon l'Insee, pèse sur les revenus et niveaux de vie des chômeurs ainsi que des personnes en emploi.

Salaire

L'écart entre les très hauts salaires, le 1% de salariés à temps complet les mieux payés du privé, et les autres, s'est «accentué» au cours des dix dernières années.

En 2007, les 1 % de salariés à temps complet les mieux rémunérés du secteur privé, soit 133 000 personnes, ont disposé, en moyenne, d'un salaire annuel brut de 215 600 euros, soit trois fois plus que le salaire moyen des 10 % de salariés à temps complet les mieux rémunérés, et près de sept fois le salaire moyen de l'ensemble des salariés à temps complet du secteur privé (31.984 euros).

L'écart s'est accentué au cours de la période 1996-2007: les très hauts salaires ont gagné 8,5 fois le salaire médian en 2007, contre 6,6% en 1996, et percevaient 6,8% de la masse salariale totale des temps complets, contre 5,5% en 1996.

Pouvoir d'achat

«Le niveau de vie moyen stagne en 2008, essentiellement en raison d'une forte inflation en début d'année, mais aussi d'un ralentissement des revenus d'activité. Début 2009, il augmente grâce à un fort recul de l'inflation, et malgré un net ralentissement des revenus», indique l'Insee.

L'indice général des prix à la consommation - inflation - est resté quasiment stable en octobre par rapport au mois précédent (+0,1%), mais a poursuivi une baisse sur un an (-0,2%), pour le sixième mois d'affilé.

L'évolution de l'inflation en octobre est liée à «l'accroissement des prix des produits frais» et aux «hausses saisonnières dans les services, au total un peu supérieurs à la baisse des prix des produits manufacturés et pétroliers» relève l'Insee.

Par ailleurs, de premiers résultats d'enquêtes auprès des ménages indiquent qu'entre le début 2009 et le troisième trimestre, le nombre de personnes en situation de découverts bancaires très fréquents ou ayant du mal à boucler leur budget a augmenté.

Redistribution

L'Insee dresse le bilan de la redistribution opérée par les prestations monétaires et les impôts directs en 2008, dernière année avant l'arrivée du revenu de solidarité active.

Le niveau de vie moyen, avant redistribution, du dernier quintile (les 20 % de personnes les plus riches) est 7,5 fois plus élevé que celui du 1er quintile (les 20 % les plus modestes). Après transferts, ce même rapport est de 4,1.

Les prélèvements et prestations ne contribuent cependant pas tous à même hauteur à la réduction des inégalités de niveau de vie.

Ainsi, sur le champ des transferts étudiés, les prestations monétaires contribuent davantage à la réduction des inégalités (63 %) que l'ensemble des prélèvements (37 %).

Démographie

L'Insee se demande si la crise ne va pas affecter temporairement le nombre de naissances, qui a pourtant continué à croître en 2008, car «des études ont montré que la fécondité diminue pendant une période de récession, avec un décalage d'un à deux ans par rapport à l'évolution économique».

Au 1er janvier 2009, la population française est estimée à 64,3 millions d'habitants, l'espérance de vie atteint 77,5 ans pour les hommes et 84,3 ans pour les femmes.

Education

Pour l'année scolaire 2008-2009, les effectifs d'élèves, d'apprentis et d'étudiants en France métropolitaine et dans les Dom s'élèvent à 14,9 millions. C'est donc 23,5 % de la population en France qui est scolarisée.

Le nombre d'élèves, d'apprentis et d'étudiants est en recul de 0,2 % par rapport à la rentrée précédente. Cette diminution globale cache toutefois des évolutions contrastées selon les niveaux d'enseignement.

Déplacements

En 2008, comme en 1994, les personnes résidant en France métropolitaine effectuent chaque jour environ trois déplacements dans un périmètre local (à moins de 80 kilomètres du domicile et sur le territoire national) et consacrent ainsi un peu moins d'une heure de leur journée à se déplacer.

Cette tendance à la stabilité de la mobilité locale ne doit pas faire omettre certaines évolutions majeures dont une moindre utilisation de la voiture. Si ce moyen de transport est toujours largement majoritaire dans la mobilité locale, il ne connaît pas une croissance aussi spectaculaire qu'entre 1982 et 1994.

Conditions de vie

Ressentir des difficultés à accomplir certains actes de la vie quotidienne n'est pas réservé aux personnes âgées ou vivant en institutions spécialisées dans le handicap.

Au total, une personne sur deux, âgée de 20 à 59 ans et vivant en ménage ordinaire déclare au moins une limitation physique ou cognitive (c'est-à-dire psychique ou comportementale).

24% des adultes de 20 à 59 ans déclarent se voir reprocher d'être trop impulsifs ou agressifs et 20% affirment avoir des trous de mémoire.

D'autres limitations sont fréquentes, qu'elles soient motrices (avoir des difficultés à se baisser ou s'agenouiller : 8 %), comportementales (par son comportement se mettre en danger : 8 %) ou sensorielles (entendre ce qui se dit dans une conversation avec plusieurs personnes, même aidé d'un appareillage : 9 %).

Cette édition 2009 renferme aussi des éclairages particuliers sur les parcours scolaires des bacheliers de «première génération», la mixité des métiers ou encore le passage de la prime pour l'emploi au revenu de solidarité active.

 
liberation.fr

Par fo carfvenette - Publié dans : La crise - Communauté : syndicats FORCE OUVRIERE
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Samedi 14 novembre 2009

L'Assemblée vote la taxation des indemnités d'accidents du travail

A l’origine de l’amendement, le patron des députés UMP, Jean-François Copé, et Gillez Carrez (UMP) ont parlé «d’une mesure d’équité». «Une provocation» s'indigne-t-on à gauche.

L’Assemblée nationale a voté, ce vendredi, par 57 voix contre 25, la fiscalisation des indemnités journalières versées par la Sécurité sociale pour les accidents du travail dans le cadre du projet de budget pour 2010.

A l’origine de l’amendement, le patron des députés UMP, Jean-François Copé, et Gillez Carrez (UMP) ont parlé «d’une mesure d’équité» pour «corriger une anomalie fiscale», rappelant que d’autres indemnités journalières (maternité, maladie) étaient déjà soumises à l’impôt sur le revenu.

«Il s’agit bien d’équité, c’est le bon terme», a complété le ministre du Budget, Eric Woerth, en donnant un avis favorable du gouvernement. «Je ne vois pas pourquoi toutes les indemnités sont fiscalisées et pas celle-ci. C’est bien un revenu de remplacement du travail».

Vent debout contre cet amendement en forme de «triple peine» (Jean-Marc Ayrault) pour les accidentés du travail, le PS a rappelé le faible bénéfice attendu de la mesure: 150 millions d’euros. «Il y a 73 milliards de niches fiscales et, la priorité [de la droite], c’est la fiscalisation des indemnités journalières pour accidents de travail!, a tonné le député des Landes, Henri Emmanuelli. Parler d’équité, c’est de la provocation.»

L’amendement UMP n’a pas non plus «convaincu» le Nouveau centre: «Les indemnités journalières pour accidents du travail sont des niches involontaires pour des personnes qui ont le droit à des réparations», a souligné Philippe Vigier.

Concrètement, la mesure, qui doit encore être votée par le Sénat, s’appliquerait aux indemnités journalières touchées en 2010 (et donc imposées en 2011).


liberation.fr (Source AFP)

Par fo carfvenette - Publié dans : Protection sociale - Communauté : syndicats FORCE OUVRIERE
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